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Formation en relation d'aide avec l'IDREC - école de sophrologie à Carcassonne

Pourquoi la relation d'aide ?

Qui donc est là, assise en face de moi ?

Sandra est assise dans la salle d'attente. Lorsque j'ouvre la porte pour l'accueillir, elle jette un regard furtif vers moi, puis sans un mot se lève et entre dans mon bureau. Elle s'assied timidement sur le bord de la chaise, je m'assieds, je l'observe... Silence... Je m'adosse au dossier moelleux de mon fauteuil, un sentiment d'étrangeté m'envahit peu à peu. Que vient-elle chercher chez un sophrologue ?
Le temps s'écoule lentement ; je l'observe : sa posture étriquée, son tailleur soigneusement ajusté, ses mains crispées sur son sac à main. Elle racle sa gorge cherche avec difficulté une déglutition salvatrice et se renferme dans son silence. Bien sûr, sa mère, au téléphone, m'avait vaguement expliqué : la perte d'un travail, une rupture, le mutisme. Que faire ? J'ai le sentiment que la meilleure de mes relaxations dynamiques serait complètement inutile. Je la sens là, proche et lointaine à la fois, présente et en même temps étrangement absente.

À quoi me sert mon savoir ? À rien !

La seule chose que je puisse faire, c'est d'accepter ce silence, continuer à manifester ma présence, rester centrée sur elle, me taire, lui laisser toute la place, prendre le temps, accepter mon impuissance.
Bien sûr l'envie d'intervenir me brûle l'âme, l'envie de faire quelque chose, faire n'importe quoi, juste ce qu'il ne faudrait pas, ce qui la masquerait à elle-même, la projetterait dans du semblant, tout cela pour atténuer un petit peu mon anxiété. Juste une sophronisation de base pour casser ce silence...

Non, lui laisser toute la place et être juste là.

Que de temps il m'a fallu pour accepter cette posture !… Que de temps pour accepter de ne pas être le sauveur, que de temps pour ne pas confondre… le seul savoir en jeu, c'est le sien, pas le mien. Le reste ne concerne que moi, et ce n'est pas de moi qu'il s'agit.
« Partir... Pour toujours... », ces quelques mots, comme un souffle, comme un râle... L'inquiétude me saisit, que veut-elle dire, ou plutôt ne voudrait-t-elle pas dire que... Je n'osais même pas le penser jusqu'au bout. Silence, silence lourd...
N'avez-vous donc jamais vécu ce genre de situation avec un de vos patients ? Moi, ça m'est arrivé souvent. C'est dans ces moments-là que je me suis rendue compte de l'importance d'associer à ma pratique de la sophrologie caycédienne des compétences complémentaires : celle de l'écoute active, celle de la relation d'aide. Cela m'a souvent aidé, et cela a surtout aidé mes patients.
  • Comprendre que ce n'est pas moi et mon savoir de technicien avisé, mais la relation qui est aidante.
  • Comprendre que malgré ma propre inquiétude, c'est à l'autre que je dois laisser toute la place, la place de dire ou de ne pas dire et, quel que soit son choix ou ses possibilités, ma seule responsabilité est de rester là, dans la relation, dans le lien ; la souffrance est une expérience de la solitude, et dès que le lien apparaît, la souffrance se transforme, s'adresse, se confie...
  • La relation d'aide, que ce soit dans le silence ou dans la dynamique de l'entretien, c'est une technique, cela s'apprend. Cela passe par la compréhension et la mise à jour de certains de nos schémas internes qui font qu'on a choisi d'aider. Choisir d'aider, est-ce si innocent que cela ?
  • Apprendre à guider un entretien, que dire et ne pas dire.
  • Développer des capacités d'écoute active pour ses séances de sophrologie mais aussi pour d'autres situations de la vie de tous les jours ou de la vie professionnelle. Devenir compétent autrement dans l'aide.
  • Comprendre comment se construit la souffrance.
  • Comprendre ce qu'est un mécanisme de défense et le respecter.
  • Accepter l'idée que nous avons tous des limites et comprendre que l'acceptation de notre impuissance est certainement une de nos plus grandes victoires.
C'est tout cela et beaucoup plus, l'objet de notre formation en relation d'aide.
J'espère que ce propos vous a touché, interrogé, et pourquoi pas irrité, contactez-nous.
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Cordialement
Bernard Barel